TOUTE REPRODUCTION sans autorisation de l’auteur EST INTERDITE.

 

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LA BOURSE ?  : C’EST DE L’ACTION !

 

 

Pour ouvrir un compte « bourse » = compte titres ordinaire ou PEA (= Plan Epargne en Action), il suffit d’aller à sa banque ou sur internet et choisir son courtier en ligne (broker, comme on dit). On accepte les clients à partir de 1.000€. Une action ça ne coûte que dans les 20€. Vous en avez même des moins chères à 1€ par exemple. On conseille d’ouvrir un compte chez www.boursorama.com le meilleur en qualité /prix. Il existe aussi  www.boursedirect.fr/   etc.

Toutes les banques, tous les courtiers en ligne (brokers) seront heureux de vous accueillir car ils se font un max d’argent avec les frais d’ordres que vous passerez en bourse + les frais pour qu’ils vous gardent vos titres ou SICAV ou FCP dur votre compte titres ou PEA. Comptez 10€ par mois pour tous les frais.

 

 

L’actionnariat est le principe même du capitalisme.

 

Que vous soyez de «droite», du « centre », de «gauche», capitaliste,  anticapitaliste, altermondialiste, vous pouvez vous attarder sur les arcanes du monde financier résumés dans les quatre premiers chapitres. Mais cela ne sert que pour paraître éru­dit. Cela ne vous fera pas gagner de l’argent. Les gens pressés peuvent  donc aller directement au chapître V.

 

 

L’actionnaire a droit :

 

Quand on achète une action, on devient actionnaire. Quand on est actionnaire on a droit - à l’information - au dividende - au remboursement du boni (ce qui reste dans les caisses de la société, une fois les créanciers remboursés) - de participer aux assemblées générales à des tarifs privilégiés de souscription aux augmentations de capital - de vote - d’être élu à la fonction d’administrateur ou de membre du directoire - de demander la désignation d’un expert pour contrôler certaines opérations de gestion - d’agir en justice - de s’adresser à l’AMF.( Autorité des Marchés Financiers)  http://www.amf-france.org/ , 17 Place de la Bourse, 75082 PARIS CEDEX 02 - tél. : 01.53.45.60.00 - ou au ministère public pour défendre vos droits - à l’égalité entre action­naires notamment en cas de prise de contrôle .

 

 

Avant d’investir de l’argent sur une action, on veut savoir :

 

-          si la société tient la route, si elle ne va pas faire faillite. C’est EURONEXT PARIS SA https://www.euronext.com/fr qui décide d’admettre les actions d’une société en BOURSE. Il y a donc un premier gage de qualité obligatoire. Une fois inscrites en BOURSE, les sociétés doivent publier leurs résultats trimestriellement. Les comptes des sociétés sont analysées avec un maximum de minutie et avant de procéder à l’achat des actions d’une société cotée sur le marché boursier, les acheteurs et vendeurs utilisent les trois repères suivants :

 

 

La Bourse, l’Action dépendent de trois facteurs :

 

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I – L’ÉCONOMIE = macroéconomie.

 

1. LA CROISSANCE.

L’économie est bonne quand il y a croissance. La croissance est liée à l’activité des entreprises. Quand les ventes des produits des entreprises s’accroissent, tout va bien. Et le PIB = le produit intérieur brut s’accroit. Les entreprises réalisent des bénéfices, embauchent, investissent ( achètent des biens, du matériel et font de la recherche pour produire plus).

Les salariés ne craignent plus le chômage et peuvent demander des augmentations de salaires, acheter sans peur du lendemain et épargner sur des placements avec des taux d’intérêt réels. Le taux d’intérêt est réel lorsque le taux du placement est supérieur au taux d’inflation.

A l’expansion (croissance ) succède la contraction ( récession) et vice versa. Ce sont les deux phases les plus simples du cycle économique.

 

2. LA RÉCESSION.

L’économie est mauvaise quand il y a récession. La récession est marquée par une baisse de l’activité des entreprises. Les ventes des produits des entreprises baissent (le PIB baisse). Les bénéfices s’effritent, les entreprises commencent à licencier, certaines font faillite, les autres n’investissent plus. Plus personne n’a confiance en l’avenir.

Les particuliers et les entreprises n’osent pas emprunter, tout va mal.

 

3. LES TAUX D’INTÉRÊT.

Quand le Livret A est à 2% c’est un taux d’intérêt à court terme. Quand le Plan Epargne-Logement rapporte  3 % sur 4 ans, c’est un taux d’intérêt à moyen terme. Quand vous placez votre argent en assurance-vie à 4% sur 8 ou 10 ans, c’est un placement à long terme qui est égal environ au taux des obligations à 10 ans. Quand vous empruntez pour acheter votre maison, la banque vous prête à un taux d’environ 5 %. La banque s’est financée à 4% et gagne donc 1% environ sur tous les prêts qu’elle acccorde.

Quand les taux d’intérêt montent, le cours des actions baisse et inversement.

Quand les taux d’intérêt montent, les dividendes et les plus-values des actions apparaissent moins intéressants d’autant qu’elles sont moins sûres.Les particuliers vont préférer placer l’argent sur des obligations dont les taux montent et qui sont donc plus rému­nératrices, d’autant qu’elles bénéficient d’une garantie de remboursement à leur échéance. Hélas les entreprises vont emprunter à un taux plus élevé, ce qui va freiner leur investissement = l’achat pour améliorer leurs outils de production. L’inflation, c’est-à-dire la hausse des prix, fait monter les taux d’intérêt .

La Banque Centrale Européenne (BCE) et la Réserve Fédérale Américaine (FED) agissent pour éviter à la fois l’inflation, la faiblesse de la monnaie et la cherté de l’argent. Ces banques centrales peuvent proposer des taux d’intérêt très bas pour que tout le monde emprunte, achète et investisse plus facilement mais ça peut relancer l’inflation. Les banques centrales peuvent durcir (= monter) les taux d’intérêt pour que l’argent soit cher et qu’on emprunte moins.

 

L’économie ou la macro-économie est surtout liée à la santé des entreprises. Le meilleur repère économique est de vérifier le nombre de faillites. Si le nombre de faillites d’entreprises d’un pays s’accroît, la récession est inéluctable. C’est la société COFACE qui gère les créances d’une multitude d’entreprises internationales  qui est à même de bien juger le niveau des défauts de paiements. C’est ainsi qu’elle savait que l’Argentine allait vers la faillite en 2001 et maintenant la Grèce.

L’économie et la macro-économie sont le reflet de l’activité de l’ensemble des entreprises. La micro économie est le reflet d’une seule entreprise.

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II - L’ANALYSE FONDAMENTALE.

Ou financière ou microéconomie = analyse des comptes d’une société.

 

FAILLITE D’ENTREPRISE.

 

Les entreprises publient leur compte chaque trimestre en général Les résultats sont publiés dans la presse financière. Les analystes financiers les épluchent de très près et donnent leur avis. Il existe aussi des cabinets d’audit qui avalisent les comptes annuels.Les boursicoteurs regardent l’évolution du chiffre d’affaires et surtout le résultat net.Le résultat net de l’entreprise (= de toutes ses actions) permet de calculer le bénéfice net par action.La société distribue une partie de ce bénéfice net aux actionnaires (= dividendes) et elle garde l’autre partie pour ses propres investissements.Il faut que ces chiffres soient en croissance continûment, sinon c’est la chute de l’action en Bourse.Vous pouvez déjà comprendre que la société ne peut, toute sa vie, avoir des résultats en hausse ce qui implique qu’il y aura toujours des baisses en Bourse. Les analyses de bilans sont des repères soi-disants importants, mais la faillite du courtier en énergie «ENRON» en 2002, la faillite en 2008 de la banque  américaine «LEHMAN BROTHERS» et de WASHINGTON MUTUAL ( première caisse d’épargne des Etats-Unis); montrent une nouvelle fois que les dettes, «le hors bilan» d’une entreprise, peuvent être falsifiés, que les comptes de chaque entreprise (commerciale ou banque de dépôt ou d’affaire ou société d’assurance) sont suspects.

 

Pourtant les comptes des grandes Entreprises et même les Etats sont scrutés par des analystes professionnels qui donnent ensuite leur avis. Des agences de notations soi-disantes «indépendantes» («soi-disantes » car elles sont payées en partie par  les entreprises qu’elles notent) très réputées comme Moody’s ou Standard & Poor’s ont attribué la note maximale AAA ( = sécurité maximale) à LEHMAN BROTHERS. Un autre cabinet d’analyste parmi les plus réputés Goldman Sachs qui avait «analysé» la société de courtage en énergie «ENRON» qui valait en bourse 26 milliards de dollars en août 2000, puis zéro en janvier 2002, écrivait en novembre 2001: «ENRON «c’est le fin du fin» les fondamentaux d’ENRON sont solides ». Un autre cabinet réputé Ubs Warburg recommandait 1’«achat fort» d’ENRON jusqu’au 28 novembre 2001.

 

Il n’y a que la société COFACE  qui savait qu’ ENRON ne payait plus les fournisseurs et qu’elle était   donc au bord du dépôt de bilan. La société COFACE vient de créer en 2010 son agence de notation. Elle va s’appuyer sur son énorme base de données pour mesurer/évaluer les risques de chaque entreprise.La note permettra aux banques/assurances clientes de la Coface de connâitre le taux de risque en défaut de paiement.On rappelle que la Coface s’attaque à un marché encombré par les 3 leaders suivants: -Moody’s –Fitch -Standard and Poor’s qui notent le taux de risque des emprunts émis par les ETATS.

 

 

La start up «GLOBAL CROSSING», créée en 1997, coqueluche de WALL STREET, dont l’action valait 61,30 dollars en mai 1999, a été radiée du marché en février 2002, car elle était en faillite. L’agence Bloomberg a mis en évidence que 54% des 673 plus importantes faillites aux États-Unis n’ont été précédées d’aucun avertisse­ment de la part des auditeurs ou des analystes. Les auditeurs sont les personnes indépendantes chargées de véri­fier les comptes des sociétés.

 

 

MORALITÉ : tout ce qui a trait à l’analyse fondamentale ne sert à rien. Les professionnels se trompent une fois sur deux !

 

 

2. ÉVALUATION D’UNE ACTION.

 

Il est évident qu’une société qui ne fait pas de profit ne peut durer très longtemps. Le profit correspond au résultat net = bénéfice net. Il faut que la société fasse au moins le taux des obligations à 10 ans.

 

Les obligations sont des placements sans risque. Supposons que le taux des obligations à 10 ans est de 5%. Ce taux d’intérêt, que donnent les obligations d’État, appelé aussi OAT, est le taux sans risque. Il faut que l’entreprise fasse autant sinon ce n’est pas la peine de risquer sa mise sur les actions.Les résultats des entreprises cotées sont indiqués dans la presse financière, «INVESTIR» ou «LA TRIBUNE», notamment.Vous pouvez recevoir les rapports annuels des sociétés en appelant le 0.800.91.02.80.

Le résultat net ou bénéfice net (BN) de la société est calculé pour une action (BNPA), puis on vérifie ce qu’il représente par rapport au cours de l’action = Price Earning Ratio (PER). Le PER est un rapport. Il est calculé en divisant le cours de l’action par le bénéfice net de l’action et non par le dividende. II est possible d’interpréter le PER comme étant le nombre d’années de bénéfices nécessaires pour obtenir le placement initial = doublement du capital. Dans toutes les pages relatives aux cours boursiers, vous trouverez mentionné ce ratio, notamment sur le quotidien «LA TRIBUNE».

 

EXEMPLES :

D’abord il faut connaître le PER normal pour l’année.

Le PER normal est établi en fonction du taux des obligations .

Supposons le taux des obligations à 5 %.

Le PER normal est donc 100/5 = 20 (il faut 20 ans d’intérêt pour obtenir l’équivalent de son capital placé). Supposons une société qui vient d’annoncer 7 euros de bénéfice net par action pour l’année.

Son cours de bourse était de 140 euros avant l’annonce des résultats définitifs ou des résultats prévisionnels. Son PER devient donc 140/7 = 20.

Nous avons vu que 20 est la norme des PER pour  l’année.

Le PER 20 de la société est dans la norme et donc le cours de l’action ne sera pas chahuté en bourse.

 

Une autre société ne réalise que 5 euros de bénéfice net par action dans la même année, son cours de bourse était aussi de

140 euros avant la publication des résultats .

Le PER de cette société ressort à 140/5 =28.

Aïe aïe aïe, le cours va chuter mais de combien ? Le PER 28 doit descendre vers la norme 20.

L’action va redescendre à 140 euros x 20/28, soit 100 euros (= - 28%).

En général, elle baisse davantage car cette forte baisse provoque une petite panique.

 

Une troisième société réalise 10 euros de bénéfice net par action . Son cours de bourse était aussi de 140 euros avant la publication.

Le PER de cette société devient 140/10 =14.

C’est tout bon, l’action va monter à 140 euros x 20/14, soit 200 euros (= presque + 43 %). En général le cours monte davantage en raison de l’euphorie qui suit cette bonne nouvelle. Mais cette référence majeure qu’est le PER, issue des rapports annuels des sociétés, est révisée chaque tri­mestre. En effet, chaque trimestre, les analystes et les sociétés de bourse regardent l’évolution et font des prévi­sions.

 

Par ailleurs, le taux d’intérêt à long terme dont l’indicateur majeur est l’OAT 10 ans voir site http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/dette_etat_24/les_produits_73/oat_tec_10_173/index.html. évolue tous les jours. Il n’est donc pas facile de maîtriser toutes les incidences de ces changements de données.Et il faudrait que l’entreprise connaisse des résul­tats constamment en hausse pour que son cours ne baisse jamais ; cela est fort improbable.

 

Alors, on recourt à l’analyse graphique.

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III - L’ANALYSE GRAPHIQUE.                                                                                                                                   Ou technique ou chartiste = observation des cours.

Suite du graphique page 53.

 

En 1900, l’Américain Charles H. DOW émet l’idée qu’en observant le graphique des cours d’une devise, d’une matière première, d’une action ou d’un indice, enfin de tout ce qui fait l’objet d’une offre et d’une demande à la Bourse, on peut reconnaître les seuils d’achat et de vente. Regardons l’évolution de l’indice CAC 40. Les «chartistes» («chart», en anglais, signifie «graphique») regardent les configurations avant de déclencher leur ordres d’achat ou de vente. Ils utilisent les configurations suivantes :

 

1. TÊTE ET ÉPAULES : LA PLUS CÉLÈBRE.

La figure en Tête Epaule est l'une des plus connues des milieux chartistes. Elle doit notamment cette renommée à sa forme, représentant une tête et deux épaules. La tête épaule est une figure de retournement majeure. La Tête Épaule tient son nom de sa forme particulière. Elle naît après une longue tendance haussière, et se décompose en plusieurs phases.

 

Après une forte hausse du cours, le cours atteint un plus haut (le A dans la figure ci-dessous). S'ensuit une prise de bénéfice, qui conduit naturellement le cours sur le B = 1 ère épaule
Un fort rebond conduit le titre sur ses plus hauts historiques (le C) = la tête
Le titre chute alors sur des cours proches de sa 1 ère épaule (D)
Un dernier rebond remonte le titre au niveau de la 1 ère épaule (E) = 2e épaule


En atteignant sa 2e épaule, le titre commence sa chute. Une rupture de la résistance correspondant aux B et D marque le véritable retournement de tendance du titre.

 

 

Tête Epaule, figure idéale

Source www.edubourse.com

 

Il faut donc qu’il y ait trois sommets. Le second doit être plus élevé (= la tête) que les deux autres (= les 2 épaules) pour que le marché baisse. Si vous regardez le graphique du CAC 40 dans la page précédente (CAC depuis sa création ) : on ne voit que ce type de figure et chaque fois le marché remonte au lieu de redescendre. Par exemple nous avons cette figure à trois sommets en 1992 (épaule 2080) - 1994 (tête 2360) -1996 (épaule 2358) : le marché devrait baisser. Cela ne s’est pas produit.

Les chartistes me disent : oui il faut trois pics, dont le second est plus élevé que les deux autres, mais il faut aussi que la baisse après la seconde épaule descende en dessous du «cou». Mais en 1997, autre configuration (lère épaule à 3114) puis en 2000 (Tête à 6922) et en 2002 formation de la 2ème épaule (à 4720) ; il faudrait donc que le cours baisse ensuite en-dessous du cou, soit en dessous de 3463 ? mais alors à quoi ça sert puisque la baisse a déjà eu lieu ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

On me rétorque que cela est valable sur des figures qui se forment en deux ou trois mois ? Mais je sais, par la loi sur les fractales, que les figures ont les mêmes caractéristiques quelle que soit la durée considérée. Enfin, comme vous le voyez, ce n’est pas terrible leur truc.

 

2. LES VAGUES DE R.N. ELLIOT.

D’après Elliot le marché se déroule en huit phases : cinq phases dominantes suivies de trois phases d’orientation inverse, pour former un cycle de huit phases.

Les phases 1, 3 et 5 sont ascendantes = 3 hausses.

Les phases 2 et 4 sont baissières = 2 baisses.

Les phases A et C sont des phases «descendantes» = 2 baisses.

La phase B est une phase «corrective de reprise» = 1 hausse.

En fait, pour simplifier la compréhension et le suivi sur un graphique, cela se résume à trois grandes hausses puis deux grandes baisses. Chaque grande hausse atteint un sommet supérieur au précédent, puis nous aurions deux grandes baisses. A la fin du cycle il ne reste qu’une hausse. Vérifions sur le graphique du CAC 40. Nous avons bien les trois grandes hausses véritables en 1990, 1994 et 1997. Et maintenant il devrait y avoir deux grandes baisses. Encore une fois c’est raté et bien raté puisque le marché a enregistré en 1999 et 2000 ses plus belles hausses de la décennie. L’analyse graphique est un art difficile. Mais l’explosion de l’informatique, qui facilite la constitution de banques de données, permet la création de graphiques de plus en plus sophistiqués et donne à ce type de recherche une importance grandissante. Mais comment faire ?

 

En fait les cours ne sont que le reflet du sentiment d’opportunité qu’ont les investisseurs de vendre ou d’acheter. En réalité, la bourse est un univers psychologique.

 

3.  PSYCHOLOGIE DU BOURSICOTEUR.

Le schéma suivant est tiré du livre de Thierry Béchu et Eric Bertrand. Il condense en un simple schéma tous les comportements psychologiques d'un petit porteur devant l'évolution des cours de ses actions. Il va sans dire que chacun de nous à un moment donné a eu ce type de comportement qui est catastrophique pour une gestion à long terme.

 

 

Source : livre de Thierry Béchu et Eric Bertrand 2002.

 

 

 

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IV - L’ANALYSE PSYCHOLOGIQUE

    Ou analyse comportementale.

 

« Ce qui produit les cours, ce sont les décisions d’achat et de vente de millions d’êtres humains qu’on appelle investisseurs. Les investisseurs peuvent-être des gros, des petits et des moyens, mais ce sont tous des êtres humains » voir site http://perso.orange.fr/pgreenfinch/zbintro.htm

 

La nature humaine est imparfaite et conduit souvent l’être humain à commettre des excès qui, en bourse, se traduisent par des phases d’exagération. Il s’en suit que le comportement des êtres qu’on appelle investisseurs générent en Bourse des envolées de cours et des krachs.

Regardons par exemple l’évolution de l’indice de la bourse française (CAC = Cotation Assistée en Continu, en fait ce sigle recouvrait dans le passé la Compagnie des Agents de Change) et 40 parce qu’il y a 40 valeurs (40 entreprises : Air liquide Michelin etc ) suivies dans ce panier.

Les prix, les cours, varient sans cesse. Il y a constamment des ajustements de cours. L’être humain n’est pas une machine parfaite. Chacune de ses décisions d’achat ou de vente dépend de sa perception du monde, de son histoire passée et de la vision de son futur.   

 

1. PERFORMANCES ANNUELLES DE LA BOURSE DE PARIS 1946 à 2001.

 

      Source : Investir - Légende : Évolution du capital : base 100 en 1945.

VOIR LA SUITE DE L’EVOLUTION DU CAC 40 PAGE 53

 

La Bourse fait rêver : un capital 100 se multiplie par plus de 150 fois en 55 années pleines (1946-2000).

Mais il y a toujours un krach boursier ! et le capital 100 n’est plus multiplié que par 95 fois ( au lieu de 150 fois) en 56 ans (1946-2001). Cela ne correspond qu’à une performance d’un rythme annuel de 8,64% (hors dividendes). Les dividendes sont de l’ordre de 2,50%. Le rendement global d’un portefeuille d’action française de la Bourse de Paris (plus-value + dividendes) est en moyenne de l’ordre de 11,14% par an.         Mais  peut-on gagner plus ? L’histoire nous montre des évolutions très chaotiques ? Des baisses très fortes dans les années 49-50  puis 1974, 1987, l990 et bien sûr 2001 avec les attentats sur les tours américaines et la bulle Internet. Les krachs   ne s’arrêteront jamais car ils sont dûs à l’irrationnel.’est comme vouloir empêcher la colère ou la vengeance chez l’être humain. Parfois, même sans véritable krach, il n’y aucune  plus-value sur une longue période ( pendant 18 ans par exemple 1959 à 1977). Doit-on abandonner les Actions?

 

2. LE MARCHÉ DES ACTIONS.

Le marché des actions est  représenté par un indice. L’indice est le reflet de l’évolution de plusieurs actions 40 exctement d’où le nom de CAC40. En France, de 1946 à 2001, l’indice de la Bourse de Paris a connu une performance annuelle de 8,64% (hors dividendes). En regardant les années de hausses et de baisses significatives (> +3 % et < -3 %) sur la Bourse de Paris, on s’aperçoit qu’il y a : 30 hausses  d’une moyenne annuelle de 30%,  15 baisses  d’une moyenne annuelle de 18%, 10 années étales (= flat = plat) sans amplitude marquée. Soit 2 hausses pour une baisse. Les hausses sont deux fois plus nombreuses que les baisses et les hausses sont pratiquement deux fois plus amples que les baisses.

On retrouve ces constatations sur tous les marchés de la planète New York sur les indices DowJones et Nasdaq, à Tokyo sur l’indice Nikkei 225, en Europe sur l’indice Euro stoxx 50, etc. L’évolution de la Bourse comme on l’a dit est en fait le reflet de l’évolution d’un panier d’actions. Ce panier qu’on appelle indice peut-être : l’indice CAC 40 (les 40 plus grosses valeurs), l’indice SBF 120 (l’indice de la Société des Bourses Françaises qui regroupe les 120 plus importantes valeurs), l’indice Euro Stoxx 50 (qui comprend les 50 plus grandes valeurs Européennes), etc. Dans ce panier chaque action «remue» beaucoup plus que l’indice. En bourse, on dit qu’une action est volatile, c’est-à-dire qu’elle a un bêta (un pourcentage de fluctuation) plus important que celui du marché. Nous allons voir de combien une action «remue» plus que le panier CAC 40. Nous allons suivre l’action MICHELIN qui, d’après les spécialistes boursiers, est une des valeurs les plus difficiles à «saisir».

3. L’ÉVOLUTION DE L’ACTION MICHELIN DE 1961 À 2001.

      La bourse fait de moins en moins rêver : un capital 100 en 1962 devient 352 en 2001. Multiplier par 3,50 fois son capital en 40 ans sur une ACTION ! Cela correspond à une performance d’un rythme annuel de 3,20%. Il ne faut pas oublier les dividendes à 2,50% = rentabilité globale annuelle 5,70%.

3.20% ou 5.70% ?! Devons nous continuer nos recherches ? Peut-être, car nous remarquons, dans le tableau de l’évolution de l’action Michelin, des performances annuelles plus importantes que celles de la Bourse de Paris : 17 hausses significatives (825 :17) = 48% en moyenne annuelle,17 baisses significatives (374 : 17) = 22% en moyenne annuelle.Autant de hausses que de baisses mais les hausses de l’action sont deux fois plus amples que les baisses et ces hausses sont plus importantes que celles de l’indice de la Bourse de Paris.

Certaines hausses atteignent 135 % et même 141 % : deux fois plus fortes que les années records de   l’indice de la Bourse de Paris. Le record (141% en 1985 de l’action Michelin) est suivi d’une autre hausse spectaculaire de + 79 % juste l’année d’après.Un capital de 100 serait devenu 100 x 2,41 x l,79 = 431 en    deux ans. Soit une plus value de + 331%. (Pour mémoire, i1 fallait attendre en moyenne 18 ans sur la Bourse de Paris pour obtenir cette performance). Après cette fantastique hausse en deux ans de l’action Michelin, celle-ci s’effondre (- 31% la troisième année). De nouveau, en 1991, une forte hausse propulse l’action de  145 à 487, ce qui correspond à un triplement du capital en trois ans. Finalement malgré un résultat à terme décevant sur l’action Michelin  (performance annuelle de 3,20 % ou 5.70% avec les dividendes), l’action Michelin connaît des périodes de hausses impressionnantes. Et cela est valable pour toutes les actions.Comment  exploiter ces extraordinaires hausses ?

 

4. LES COURS EXTRÊMES D’UNE ACTION.

Les performances, les hausses, les baisses de toutes les actions sont retracées dans tous les magazines financiers comme «Investir»  et sur tous les sites boursiers comme www.boursorama.com . Les sites boursiers sur Internet ont des graphiques « dynamiques » fantastiques qui permettent avec votre souris de connaître sur la courbe de la valeur tous les cours. C’est ainsi que chaque particulier peut avoir à sa disposition à tout moment l’histoire et le graphique de toutes les actions. Vous pouvez consulter gratuitement ces graphiques pour vous faire une idée. Ces graphiques sont très analysés, notamment le plus haut et le plus bas de l’année.Exemple en 1993 : L’action Michelin a connu un plus haut à 32,32 euros et un plus bas à 20,05 euros (source SBF). L’action a «remué» entre 20,05 et 32,32 le long de l’année.Cela correspond a une variation de: 32,32 / 20,05 = 1,61 = + 61% vers le haut, 20.05 / 32,32 = 0,62 = - 38% vers le bas. Le tableau de l’évolution de l’action Michelin n’indiquait pour 1993 que + 15 % alors   que l’action a connu une hausse de + 61 %  dans l’année. Refaisons donc un tableau avec toutes les  amplitudes constatées entre les cours extrêmes de chaque année.

TABLEAU DES VARIATIONS EXTRÊMES ANNUELLES DE MICHELIN

Nous sommes au cœur des variations extrêmes et c’est là que tout se passe !

 

C’est à partir de ces variations importantes que tous les boursicoteurs qui font de la gestion directe (qui achètent et vendent en direct sur le marché, sans passer par les SICAV) cherchent à réaliser une plus-value.     3, 20%  est le rythme annuel de performance de l’action Michelin ( sans les dividendes) mais  quand on regarde le tableau des variations extrêmes : on se demande s’il s’agit de la même période et de la même action...

 

Toutes les hausses  sont significatives: moyenne annuelle des hausses  (1.482 : 23) = + 64 %.

 

Toutes les baisses  sont significatives: moyenne annuelle des baisses (657 : 17) = - 38 %.

 

La moyenne des variations extrêmes à la baisse, -38 %, nous a interpellé.

- 38% nous l’avions vu au 21/09/2001 dans le tableau de l’évolution de la Bourse de Paris.

- 38% nous l’avions vu au 21/09/2001 dans le tableau de l’évolution de l’action Michelin.

La même amplitude pour un indice et pour une action ?

- 38 % est aussi la moyenne des amplitudes à la baisse de l’action Michelin et certainement celles  de plusieurs actions.

 

 Le pourcentage de 38% semble représenter un fondement. Lorsque nous avons étudié l’année 1993, nous avons su pourquoi nous pourrions «battre» le marché et la plupart des professionnels.

 

En 1993, l’action Michelin a connu une variation de + 61 % à la hausse par rapport à son point bas de l’année, + 61 % est proche des + 64 % qui représente la moyenne des amplitudes extrêmes à la hausse.

En 1993, l’action Michelin a connu un plus haut à 32,32 euros et un plus bas à 20,05 euros, soit une variation extrême à la baisse d’encore - 38% (source SBF).

 

Cela correspond à une variation de :

32,32 / 20,05 = 1,61 =  + 61 % vers le haut,

20.05 / 32,32 = 0,62 =  - 38 % vers le bas.

 

1,61 et 0,62 correspondent au nombre d’or.

En effet 1 x 1,61 = 1,61

et 1 : 1.61 = 0,62

et 0,62 x 1,61 = 1.

 

Les fluctuations des variations boursières

tournent-elles autour de ce ratio 1,61 ?

 

 

 

 

 

 

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V – LA STRATÉGIE DE BOURSE TRADER.

 

1. LE NOMBRE D’OR.

Au XIIIème siècle, Fibonacci étudie la puissance de prolifération des lapins.

Il émet l’hypothèse que le nombre de lapins génération «petits-enfants» est égal à la somme des deux générations précédentes.

En nombre on trouve 0, 1, 1, 2, 3, 8,13, 21, 34, 55, 89, 144, 233, etc.

Le rapport d’un nombre au précédent oscille de part et d’autre de

Rapport 233 / 144 = 1,61

 

Au XXème siècle, Elliot reprend le nombre d’Or et après une étude pointilleuse de l’évolution du Dow Jones, remarque que les marchés connaissent des cycles et évoluent par vagues. Selon Elliot le cycle complet se décompose en huit vagues principales : cinq vagues de tendance suivies de trois vagues de correction.

Rapport 5 / 3 = 1,66

 

Dans la nature, on s’aperçoit que les graines de Tournesol entre autres, sont disposées en 21 spirales dans un sens et 13 dans l’autre sens.

Rapport 21 / 13 = 1,61

 

Dans le hasard, le nombre d’or est le seul guide. Les joueurs de roulette connaissent la «loi du tiers» exclu (un tiers des numéros ne sort pas). En effet sur les 37 numéros inscrits sur un cylindre de roulette, il ne sort en moyenne que 23 numéros différents chaque 37 coups joués.

Rapport 37 / 23 = 1,61

 

Dans l’homme est inscrit le nombre d’Or. Écrivez très vite par exemple 50 nombres de 1 à 50, sans réfléchir et dans n’importe quel ordre - vous ne pourrez reproduire généralement que 31 nombres différents.

Rapport 50 / 31 = 1,61

On retrouve dans l’Homme le même paramètre fondamental du hasard ! L’Homme a par nature, une partie aléatoire dans son comportement. Le nombre 1,61 est donc un bon indicateur de l’irrationnel, surtout pour le court terme. Dans le court terme, c’est l’instinct et l’émotion qui prédominent. Puis la raison intervient sur le moyen et long terme.

 

Dans les faits, en étudiant dans le détail l’effondrement de l’indice du marché des actions françaises en 1987, on s’aperçoit que l’amplitude extrême à la baisse, est exactement de - 38 % (= 100 / 1,61)

L’indice de la Bourse de Paris est passé en 1987 de 437 à 270.

Rapport 437 / 270 = 1,61

 

Aujourd’hui, nous sommes convaincus des vertus du nombre d’Or pour appréhender des phénomènes et leur cycle. 1 est la base de départ et 0, 61 est la mesure de l’amplitude.

 

Le cours d’une action, base de départ 100, va fluctuer selon le ratio d’or 1,61..

L’action va monter par sauts de 61 % (par multiples de 1,61),

et va baisser par chutes de 38 % (par division par 1,61).

 

Il faut en Bourse procéder en trois étapes. Nous savons qu’il existe des krachs ou l’hystérie collective, la peur, la panique dominent:

 

Première étape: vérifier s’il y a eu la forte baisse.

 Une baisse importante est une baisse d’au moins – 38%.

 

Deuxième étape: attendre une forte hausse.

Nous savons que le « comportement de foule » va propulser le cours vers des extrémités. Extrémités vers le bas mais aussi vers le haut. L’effet «mouton de Panurge» va attirer une clientèle de plus en plus nombreuse vers la bourse quand les cours montent fortement. Plus les cours montent, plus les gens achètent. Les cours vont alors flamber.

 

         Troisième étape : la hausse appelle la hausse.

C’est le même phénomène que le succès. Le succès ( = hausse en bourse) attire le succès et le plus encore, est que tout le monde « veut en être ». Tout le monde veut y partiper. Exemple : un film connaît un  grand succès quelque peu inattendu, ce succès va alors attirer une autre foule importante et une dernière foule qui veut l’avoir vu pour faire partie de l’ensemble (en être = appartenir au groupe). Eh bien, il en est de même en bourse !

 

C’est par ces trois étapes que Nicolas DARVAS a gagné 2 000 000 $ en BOURSE.

Voici son histoire

 

 

Nicolas DARVAS une des rares personnes qui soit devenu millionnaire en Bourse. DARVAS était un danseur de cabaret, un véritable amateur en bourse.

Après avoir étudié à fonds toutes les informations possibles, perdu 10.000 dollars et hypothéqué sa maison, il choisit de ne pas suivre, ni même lire les services de conseils boursiers, de ne pas écouter les «tuyaux» des brokers, d’oublier toutes les maximes de WALL STREET, de rester sourd aux rumeurs, aux ragots, de ne pas toucher aux toutes petites valeurs (les «penny-stocks»), ne pas souscrire aux services d’analyse financière (qui étudient les bilans des sociétés).

Un jour, il est attiré par la Société Texas Gulf Producing qui monte sans arrêt. Il achète malgré toutes les hausses déjà enregistrées et gagne rapidement une forte somme.

Il achète l’action «Lorillard » à 26 dollars en l957 (elle était à 16 dollars en début d’année) alors que le marché est globalement en baisse*. Il vend en 1958 à 57 dollars : bénéfice 20.000 dollars.

Il s’aperçoit par analyse «technique» (= analyse des cours) que l’action «Diner’s Club» ne cesse de monter : il achète à 50 dollars. Six mois plus tard les cotations sont suspendues ??!!! a-t-il tout perdu ?

C’est l’inverse ! tout le monde veut acheter cette société : il vend à un cours moyen de 170 dollars, gain 100.000 dollars.

Sans tuyaux, sans relation, il continue sa méthode et se retrouve avec plus de deux millions de dollars de bénéfice net dans les années soixante (voir l’ouvrage : DARVAS, Nicolas, How I Made $2,000,000 in the Stock Market, American Research Council, Larchmont, New York, 1960).

 

 

 

Nous avons « codifié » la « Méthode de Nicolas DARVAS » , car nous avons déterminé avec exactitude le meilleur moment de l’achat et de la vente, tous les prix optimum d’achat et de vente. Nous avons simplifié et créé une formule applicable de façon automatique par tous.

Cette formule est une simple règle de trois à la portée d’un enfant de 12 ans.

 

 ……Suite sur  http://www.bourse61.com/



 

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